July 18, 2008
Jeter tout c'qui nous échappe, ne faire qu'effleurer la surface.
Il n’y a plus que toi pour sauver mon âme. Une trace de larme qui me barre le front, je suis entouré par deux des types que j’aime le plus. Et pourtant. Rien n’y fait, je ne devais pas rêver à ça, je devais rêver à toi. Reviens et reste près de moi que je puisse dormir en paix. Que je te dise que ce n’est pas grave, que ça ira mieux demain. Viens ici me rendre l’espoir après tout ce temps dans le noir. Je sais plus quoi faire pour sauver ma peau, alors peut être que je n’ai plus qu’à me laisser crever ici. Que tout ça ne fut qu’un rêve trop court, un peu comme tout, un peu comme la vie. Ou peut être un peu trop long, qui sait ? Au bout du compte, rien n’a changé, toujours la même peur au fond du ventre, la même solitude accompagnée de larmes, impossible à cacher, à oublier et qu’il ne reste plus qu’à camoufler.
Arrêter de sortir pour sortir, penser à vraiment s’amuser. Ne plus trop aller là où on ne contrôle pas, là où on ne se contrôle pas. Ne plus de surestimer, ne plus trop espérer. Laisser venir les choses, se ranger, faire ce qu’on attend de moi et vivre bien, avec une humeur minable, celle des rêves oubliés, des non-faits, contre-vérités et de son ignorance contre laquelle on n’a jamais eu vraiment le courage de lutter. S’arrêter là et stopper ce combat perdu d’avance. Las de lutter, laisser le monde s’enfoncer, ce n’est peut être pas mon problème, mais ce sera toujours ma faute, notre faute. Mais on jurera toujours le contraire parce qu’on ne peut pas vraiment assumer tout ça. Ainsi va le monde, ainsi iront nos vies il parait.
Glisser sur les ondes ensemble, se dérober au monde.
July 17, 2008
Si la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende.
L’Homme qui tua Liberty Valance (wikipédia)
July 9, 2008
Si tu rêve de moi, même si j'n'y arrive pas.
C’est dingue comme il suffit d’être debout en même temps que le soleil pour se sentir mieux. J’ai musicalement et lâchement abandonné Saez, qui me fait penser à quelqu’un, le temps d’une journée, ça fait du bien. Une journée d’ouverture pour servir trois demi-panach’. Youpi hein. M’enfin bon. Y’a des trucs qui s’expliquent pas hein, les gens passent sans s’arrêter, le temps file doucement au rythme des notes et moi, je suis encore là.
Mes vieux rêves d’évasion qui reviennent, un peu plus réalisable cette fois-ci puisque je voudrais juste être avec eux, ceux qui me font exister. C’est pas loin, à peine une heure de bagnole. Mais c’est trop loin pour moi, dommage, ça viendra quand même si tout va bien. La vie se résume à ça : vouloir partir dans un ailleurs plus ou moins loin pour se rendre compte, une fois là bas, qu’on a envie de retourner là où on était juste avant. Sauf que pour moi, c’est plus ça. L’important n’est pas le lieu, avec des gens bien, on peut s’amuser n’importe où. Même ici, même chez moi, faites moi sortir de ma caverne et on trouvera un champ où camper autour d’une musique et quelques bouteilles.
Rien ne remplace une belle bande de potos.
Y’a tellement de choses que j’aimerais et tellement peu de temps pour faire. Dormir à la belle étoile, chanter autour d’un feu, apprendre la guitare, aller m’baigner à la cascade, sodomiser un ornithorynque, faire l’amour à un individu de sexe féminin (et de race humaine tant qu’à faire), aller en boîte, me farcir un p’tit bal et savoir enfin qui de la girafe ou du vélociraptor court le plus vite. Tout ça, je veux le faire avec des gens bien, tout ça, je voudrais le faire avec eux.
Un peu d’éternité, tous ces moments valent de l’or. J’en voudrais encore et encore, tous les jours au petit déjeuner. C’est pour ceux que j’aime, qui font partie de moi, qui me font avancer. Ceux sans qui j’tiendrais toujours pas debout. Si j’étais un moteur, j’pourrais les appeler Diesel.
Même si tu t’en va… tu me retrouvera.
July 8, 2008
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