Je suis comme un chat sur Mars qui ne reviendra jamais sur Terre

J’ai dû penser au suicide pour la première fois il y a une dizaine d’années. À la suite d’une énième déception amoureuse ou autre drame adolescent. J’en multipliais les annonces à grand bruit, personne ne m’a jamais prit au sérieux. Et pour cause. J’ai appris à gérer mes émotions de manière moins mélodramatique. L’idée ne m’a jamais vraiment quittée, comme une sorte d’arrière plan, ressurgissant à chaque tendance baissière dans le cours de mes humeurs. Je n’étais pas fondamentalement malheureux, ni heureux non plus d’ailleurs.

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I, I’m a new day rising, I’m a brand new sky to hang the stars upon tonight…

Parce que j’ai tellement voulu être quelqu’un par moi-même, oublier la dépendance dans laquelle je me suis trop souvent placé, juste exister et qui m’aime me suive. C’était sans compter sur ces émotions qui me submergent, sur ta beauté qui me brûle, sur cette étreinte volée et les sensations qui en ont découlé.  J’aimerai te dire que je t’aime, que ma vie t’appartient, oublier tout orgueil et admettre que depuis que tu es là, rien d’autre ne compte.

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This is my classical option, the one that I choose for any mission.

Il y a les prises de conscience, réaliser tout ce qu’on a compris, fait, pensé de travers. Il y a, toujours, le désir ardent d’être meilleur au quotidien. Il y a ceux qui, de loin, changent ma vie sans même le vouloir, et le bonheur retrouvé d’une spontanéité adolescente. Il y a l’application, enfin, des préceptes que je prône depuis des années sans les comprendre. Il y a tous mes efforts pour mettre fin à ma propre double pensée, à l’intolérance dans laquelle je me suis enfoncé, trop imbu de ma personne.

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The darkness arises as the sun goes.

J’ai entrevu, l’espace d’un instant, le bout du tunnel, la lumière salvatrice. J’ai cru maintes et maintes fois me sortir de ce bourbier sans fin qu’est la vie que je mène. Je donne, je brûle d’amour pour mes semblables qui ne semblent voir que la survie que je mène jour après jour, cet enchaînement insignifiant de joies et de frustrations entremêlées. J’ai essayé, du plus profond de mon être, de devenir quelqu’un. J’aurais voulu ressortir de la foule, faire vibrer les cœurs et les corps.

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Égaré en chemin, I’m lost, tu verras le pire, I’m lost.

La joie, la tristesse, les humeurs qui me traversent, rattrapé par de vieux démons qui n’attendent pas minuit pour se manifester. J’ai voulu tout contrôler, croire qu’une autre vie était possible, me voilà plus perdu que jamais. Et l’on se rappellera, au-delà des heurts et des lassitudes, la beauté éphémère des combats perdus d’avance. L’enfant en moi hurle et réveille l’artichaut qui me sert de cœur. Je veux des cris, des pleurs, des amours impossibles. Je veux laisser couler ces larmes qui me rongent, retrouver l’humain en moi, raviver la flamme de mes rêves d’autrefois. Rien n’avait d’importance, t’en souviens-tu ? On avait le droit de s’en foutre, mais j’aurais dû te dire que tu étais le monde.

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Assis sur la gouttière, apocalypse, enfin…

J’avais encore parfois la nostalgie des heures passées, l’impression que nos moments avaient perdu leur intensité. Trouver ma place avait soufflé la flamme mais les braises cherchaient toujours plus d’oxygène. Car j’avais trouvé ma place, pas celle dont j’avais pu rêver, ni sauveur ni à sauver, je traçais mon chemin à travers les tumultes de la vie. Il y avait toujours quelques écarts, mais seuls les poissons morts se laissent porter par le courant.

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