Les jours passent et tu envahit de plus en plus ce qui me reste d’intimité. Jamais vraiment seul quand mon esprit divague, ton visage se superpose à mes paupières closes et encore et encore, nuit après nuit c’est toi que je vois revenir. Un rêve comme un autre, un rêve qui devra prendre fin. Parce qu’il est trop tard, que j’aurais aimé te voir avant comme je te vois maintenant, telle l’ange que tu cache, peut-être aurais-je eu ma chance ? Un jour je te dirais tout ça, et ce sera encore une de mes histoires, de celles qui me font perdre la tête, de celles qui finissent avant d’avoir commencé.
Au quotidien, chaque jour, à guetter ta présence, à t’observer du coin de l’oeil, essayer de te faire rire et me regarder éclater dans ton sourire, et te regarder lentement t’éloigner comme s’en vont les êtres chers, de la manière qui donne l’impression d’un adieu. Comme une drogue, je ne m’amuse plus sans toi, comme une douce destruction qui revient jour après jour, dans ces élans incontrôlables qui me donnent envie de me coller à toi.
Et je te jure, j’aurais pu rester des heures à te regarder ne pas m’appartenir, allongé dans l’herbe et seulement toi, toi et le ciel comme paysage, et le reste qui doit bien continuer d’exister, le reste que j’avais finalement oublié. Perdue sur une vague de nostalgie, j’aurais aimé être celui qui te rendrait la foi. Laisse moi juste être le héros dans ma propre histoire, être le tiens le temps d’une étreinte, me dire moi aussi vraiment que ça en vaut encore la peine.
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Say it’s true, I’ll never ask for anyone but you.





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