La mélancolie qui s’installe, par allées et venues encore et encore dans ma tête, à ne pas savoir, peut-être qu’on oubliera tout ça un jour. Si le temps pouvait se remonter, revivre depuis avril, ces trois mois en repeat jusqu’à la fin des temps. Revoir encore tous ces gens, nos sourires et ta beauté qui se fond sur un arrière-plan de pourvu que ça ne s’arrête pas, ne plus jamais se quitter. Vous et nous, parce qu’ils sont ma vie pour toujours et jamais. Parce que je m’en contrefout d’avoir l’air ridicule, je les aime plus que tout.

Et s’occuper, toujours les mêmes gestes machinaux, encore se lever trop tard, encore manger à des heures pas possibles pour s’abandonner dans le sommeil cérébral de ma fabuleuse Playstation. Se faire croire que l’on s’occupe, que tout cela n’a plus d’importance. À me dire que je survivrai quand tout mon monde s’est déjà cassé la gueule sur ma tête. Les vieux réflexes, le rejet de la compagnie, l’enfant autiste qui sommeil en moi gagne du terrain de jour en jour à mesure que ces mots reculent dans ma tête. Ne plus y croire vraiment mais continuer de les voir s’imprimer dans mon regard. Des photos qui défilent en fond d’écran, des photos d’un temps heureux, d’une autre vie avec toujours ce type qui me ressemble en n’étant pas vraiment moi. Parce qu’avec eux je me dévoile, deviens moi-même, le type sur la photo qui ne demande qu’à s’exprimer, à combattre ces démons qui m’envahissent. Se dire qu’en les quittant c’est un peu moi que j’abandonne, et trouver ça presque normal puisqu’il n’y a rien à faire de toute façon. Regarder le cours des choses, bizarre comme le destin s’arrange tu ne trouve pas ?

À rêver encore et encore que quelque chose se passe, rien ne peut plus me faire de mal, pas avec eux s’ils sont là. Et s’asseoir dans la prairie et regarder le reste du monde qui s’écroule. Génération de poètes maudits, nous sommes les seuls à être normaux. Le monde devient fou et nous sauvegarderons ce qu’il y a encore de beau en lui. Des rêves en pagaille et si peu de temps pour les exprimer, faire une croix définitive sur ce que nous aurions pu être revenir à la réalité et lui cracher à la gueule.

Le plus frustrant étant de ne toujours pas savoir. Ne pas s’avoir et (s’)oublier.


And when your eyes light up the skies at night, I know you’re gonna find your way back to me…

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