On aurait pu continuer comme ça, à cacher au fond de nous ce qui ne va pas, jouer la bande de potes sans faille, j’aurais pu y croire pourtant jusqu’à ce que ça me tombe sur la gueule. L’idylle s’envole lentement et on se rend compte que nos compagnons ne sont, finalement, que des hommes. Déception quelque-part attendue quand on y pense, je repars avec l’esprit léger de ceux qui n’ont plus grand-chose à perdre.

J’aime cette nouvelle terre qui m’accueille, j’aime cet appartement, nouveau foyer d’une famille qui sera maintenant presque banale, j’aime ma nouvelle chambre, pièce qui me ressemble enfin, j’aime cette ville composée de vieilles ruelles tortueuses, j’aime le soleil qui tape sans arrêt. Un nouveau départ, et toutes mes appréhensions s’envolent quand le vent nocturne m’apporte les échos d’une fête : les gens ne sont pas différents, et c’est sur des rires hystériques, pas les miens, ceux de n’importe qui, que les gendarmes m’interrogent, sans doute appelés par un voisin trouble-fête. Ce langage là est universel et je me sentirais presque chez moi.

Alors évidemment, certaines personnes, certaines choses resteront gravées à jamais. Mais il y aura tellement d’autres occasion, et, même si c’est un peu triste à dire, il y aura de nouveaux Eux, de nouvelles Elle, un nouveau Moi ? Si je n’y trouverais peut-être pas le bonheur illusoire qui miroite dans ma tête, j’y vivrais au moins pour l’espoir, celui qui nous portera vers des temps meilleurs faute de mieux en attendant. C’est peut-être juste l’attrait de la nouveauté, mais j’ai pleine confiance en ce qui se présente à moi. La sensation que tout ça ne peut aller qu’en s’arrangeant.

Je ne vous oublierais pas, et si la déception fut la note finale, ce ne sera jamais qu’une fausse note dans une symphonie de maître que nous avons joué ensemble. Tout n’est pas à jeter bien au contraire. Un jour on pourra se retrouver et en rire. En attendant ça, il nous reste bien des routes à explorer chacun de notre côté.


Au lieu de de te satisfaire, tu ne m’en voudra pas j’espère… Je préfère encore mes plaisirs solitaires.

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