Solitude intermittente, dépaysement de courte durée, les choses ici ne sont pas si différentes mais n’ont pourtant rien à voir. Après un faux départ, mon année semble avoir trouvé son rythme de croisière. Toujours rien de très neuf sous le soleil absent, le vide qui grandit au fur et à mesure que les nuages couvrent l’astre sus-nommé. Mon regard embrumé par des nuits trop courtes passées à rien faire, la pluie tombe et emporte le mégot que je viens de jeter au sol. Demi-tour, démarche lente de celui qui ne va nulle part, pleine lune, des rires au loin et contraste entre deux mondes. Routine subie, pensées éloignées du réel. Le générique est bel et bien finit, je suis l’acteur de la suite bidon de ce qui fut ma vie. Ça n’intéresse personne, il n’y a rien à en dire.

Le premier film, si parfait, si lointain, irréel qui tourne en boucle dans ma tête. Sourires, visages tantôt heureux, tantôt révoltés, on avait des combats à mener. Ce n’était pas le bonheur, c’était le combat pour celui-ci. Images floues d’une autre vie, te dire je t’aime allongé dans l’herbe, y croire et peut-être pas. Baiser volé sur ton corps endormi, lambeaux d’une fête, parodie d’amusement, terrible et lourd à porter, on se réveille et les masques tombent. C’était sympa, mais pas encore ça. On peut imiter le passé, se dire qu’on en veut encore. La volonté présente n’a jamais empêché les fantômes de nous hanter. Dénué d’émotions présentes, indifférent à mon environnement immédiat, je flotte dans les limbes du temps. Attente d’un miracle qui ne viendra pas, c’est peut-être ma faute si tout a foiré.

Routine subie, ronde infinie d’inepties répétées depuis mes tout débuts dans l’éducation, le mot de trop m’échappe comme doté de sa propre volonté, ici débutent les ennuis, ceux qui me feront passer d’une humeur totalement neutre à la négative émotionnelle. Les vieux spectres se promènent encore, folle farandole, si tout cela a un sens, je ne veux pas en faire partie. Arriver aux portes de sa dix-neuvième année avec la conviction que le meilleur est derrière…


You’ll just come back running, holding your scarred heart in hand… It’s all the same.

Catégories : Non classé

4 commentaires

Lydia · 14 décembre 2009 à 02:42

C’est peut-être con mais ça m’a fait pleurer. Je te comprend.

Simon · 17 décembre 2009 à 22:14

C’est pourtant loin d’être mon texte le plus réussi dis donc.

Lydia · 19 décembre 2009 à 03:56

Ce n’est peut-être pas le plus réussi, mais il rejoint ce que je vis. Ça m’a touchée. Je ne sais pas si personnellement j’arriverais à écrire ce que je ressens et que ça ait le pouvoir de toucher les gens qui le lisent.
Chapeau

Simon · 20 décembre 2009 à 21:09

Huhu. Bah si ça fait plaisir, tant mieux alors 😉 .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles similaires

Non classé

Je suis comme un chat sur Mars qui ne reviendra jamais sur Terre

J’ai dû penser au suicide pour la première fois il y a une dizaine d’années. À la suite d’une énième déception amoureuse ou autre drame adolescent. J’en multipliais les annonces à grand bruit, personne ne Lire la suite…

Non classé

New York, concrete jungle where dreams are made of

La fête se termine et je suis de nouveau seul avec moi-même, sillonnant au hasard les rues de ma ville comme pour jauger de la tristesse du monde, comme pour me rassurer. Je n’y trouve Lire la suite…

Non classé

I, I’m a new day rising, I’m a brand new sky to hang the stars upon tonight…

Parce que j’ai tellement voulu être quelqu’un par moi-même, oublier la dépendance dans laquelle je me suis trop souvent placé, juste exister et qui m’aime me suive. C’était sans compter sur ces émotions qui me Lire la suite…