If it was up to me, then you would cry tonight. When it’s up to you…

On pourrait se dire je t’aime, se dire qu’on foutra tout en l’air. Se pendre un peu, semer le doute, au fil des routes se vendre au vent, poussière, encore, et hurlements. Gratter la distance pour mieux te voir m’échapper, ruiner un peu ce qu’il me reste. Enfants de la nuit devenus orphelins au lever du jour, parce que ta mélancolie a un goût de paradis, et si je n’ai pas la gueule de l’ange, pas grand-chose à donner en échange, confrontation des lèvres sur note d’éphémère, baiser à l’arrière-goût amer. Parce que ce n’était rien que ça, pas vraiment ce que tu voulais, pas exactement ce que je désirais, on aurait pu tomber amoureux, mais pour cela il faut être deux.

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Sur mon tricycle en roues arrières, j’voudrais bien aller voir la mer…

Cher Damien,

Tout d’abord, excuse les familiarités. Excuse le tutoiement, excuse ce déballage. Tu es un ami depuis des années déjà. Ça a commencé avec les premiers amours, sur Jeunes et cons évidemment, parce que je l’étais, et aujourd’hui un peu encore. Consommer ma relation sur tes notes me donnait alors une impression privilégiée. Je voulais me croire différent, un peu rebelle aussi. Je ne voyais pas tout, et encore maintenant la cécité persiste malgré une certaine lucidité.

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…et nous partons, allez, viens.

Noircir les pages, écrire de nouveaux chapitres. L’encre coule comme le temps passe, faite de tout, de rien, de sourires et de rencontres. L’existence s’écoule, rêveur, il y aura toujours ton visage pour m’occuper l’esprit. Les gens sont bien, on pourrait dire que la vie est belle. Le cynisme se prend une claque et la méfiance tombe peu à peu. Se redécouvrir, vivant enfin, quand les murs s’écroulent et que planent les esprits. Retrouver ses envies, attentes oniriques, parce que j’ai eu plus de plaisir à vivre les deux derniers mois que l’entière année précédente. Et si tout ça n’est pas quantifiable, sans quoi j’aurais dépassé pas mal de barèmes, qu’il est bon de ne pas se méfier du lendemain. Les belles théories n’auraient pu le prédire, aucune analyse n’annonçait tout cela. En dehors de tout théorème, chaque jour qui passe est une envie de dire je t’aime.

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