Il y a les prises de conscience, réaliser tout ce qu’on a compris, fait, pensé de travers. Il y a, toujours, le désir ardent d’être meilleur au quotidien. Il y a ceux qui, de loin, changent ma vie sans même le vouloir, et le bonheur retrouvé d’une spontanéité adolescente. Il y a l’application, enfin, des préceptes que je prône depuis des années sans les comprendre. Il y a tous mes efforts pour mettre fin à ma propre double pensée, à l’intolérance dans laquelle je me suis enfoncé, trop imbu de ma personne.

Il y a eu ce départ impromptu, cette folle évasion, et il y aura encore, toujours un autre ailleurs à visiter. Il y a l’irréfléchi, la passion, la sensation profonde et unique d’être parfaitement en vie. Il y a mes erreurs, et les leçons que j’en tire chaque jour. Il y a l’envie d’aller plus loin, de bâtir des projets. Il y a ces rues, ici, là, devant chez toi, que je me plairais toujours à explorer. Il y a bitume, terre et gravier, tellement de routes à arpenter.

Il y a l’été qui s’en va, la liberté qui revient, des rêves, encore, et combien de désillusions ? Il y a les nuits, et les bouteilles que l’on y vide, les paradis artificiels que l’on visite et que je me plais toujours à explorer comme autant de facettes d’un même phénomène. Il y a les nuits, et l’aiguille sur le cadran qui n’attendra jamais son tour.

Il y a la fin d’une ère, drame de l’existence que de quitter le confort de mon premier emploi stable, et il y aura, toujours, les rencontres qui en ont découlé. Il y a celle qui m’a ouvert sa porte instinctivement, me donnant sans savoir ce que je cherchais vraiment. Il y a ces petits êtres gonflés de rire, de bonheur, et ma foi qui ressurgit. Il y a, au creux du foyer, cette paix que j’ai tant cherchée, dans laquelle, je le sais, j’aimerai venir me ressourcer.

Il y a ta simplicité, tes fous rires, un monde entier aussi changeant que ton visage, toujours joli, déformé par mes hallucinations. Il y a ta force et le respect que cela m’inspire. Il y a ta douceur, ton exubérance face aux plaisirs simples. Il y a tes ténèbres, comme autant de fantômes qui me hantent, et tes projets fous pour y échapper.

Il y a la vie. Et je brûle, brûle de désir, de vouloir être à la hauteur. De ne pas laisser passer ma chance une fois encore. Je brûle de ne pas vouloir répéter les mêmes erreurs. Je brûle d’être à la hauteur des merveilles qui m’ont été offertes. Je brûle pour toi, de tout mon être.


They come to judge? You don’t care about them. Show the world how you’re open minded.

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