I’ve got it on my mind to change my ways…

On peut remettre la musique et faire comme si rien n’avait changé, mais il existe un endroit où elle ne s’est jamais tue, où le temps s’arrête régulièrement pour mieux reprendre son cours, où la normalité n’est bonne que pour ceux qui la choisissent, et j’avais décidé de ne pas être de ceux-là. C’était le temps des prises de conscience, la redécouverte d’un plaisir oublié, on pouvait tout laisser aller en étant plus responsable que jamais.

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It’s gonna be hard, it’s gonna be something; something about you, something about your dreams…

« L’herbe était-elle plus verte chez le voisin ? » Perché au dernier étage d’une tour HLM, la question avait, exception faite des quelques pieds de beuh que l’on pouvait apercevoir ça et là sur les balcons, une pertinence proche de zéro. La véritable question qu’il se posait à cet instant était plutôt de l’ordre de « L’herbe était-elle plus verte à Poitiers ? »

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Get me out of this place, get me out of this town before I drown in your deep pink water.

Qui suis-je ? Que suis-je ? Naître humain et se découvrir coquille, enveloppe désespérée cherchant âme pour l’habiter. Couvrir le manque, encore, futilités innocentes, et vouloir croire, encore, que quelque chose viendra me sauver. Si sens il y avait, tu l’a bel et bien emporté, et qu’il est difficile d’arpenter la plaine après avoir connu l’ivresse des sommets. Prends-moi par la main, faisons le encore une fois. Et je me sentirais vivre en te regardant mourir, dépérir lentement, et moi de m’en vouloir de n’avoir su te sauver. Et que reste-t-il, sinon l’écume de mes souvenirs glissant entre mes doigts ? La vie s’écoule, la danse est finie mon ange, appellation littérale, une fois n’est pas coutume.
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I used to be my own protection… But not now.

Et qu’on cherche encore à me faire croire à un sens après ça. Qu’on me dise que ça vaut la peine de lutter. Bataille vaine dans mon esprit, de mots qui ne peuvent trouver leur chemin. Qu’on me parle encore de lendemains quand les réveils sont aussi rudes. Je pourrais écrire des pages et des pages, encrer ces souvenirs encore une fois. Refuser d’accepter, d’oublier, j’ai tout connu avec toi que j’aurais voulu immortelle. S’entêter à se vouloir exceptionnels pour te voir partir de la plus con des morts.

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Just tonight, I will stay, and we’ll throw it all away…

Et je pourrais rester longtemps ici, à regarder ma page blanche, me demandant comment la remplir. À me demander ce que je fais là, si j’ai vraiment envie de faire ça. J’aurais voulu (me) faire croire que tout va bien. Ferme-la. Je n’ai pas eu de grande renaissance, pas de rédemption. Je pensais avoir touché le fond depuis longtemps, et telle était ma volonté. Prendre appui, mieux revivre, et si c’était des conneries ?
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I still believe but I still doubt. Beyond my window there are only Monkeys killing monkeys…

Ça aurait pu être bien, peut-être même que ça l’a été. Peut-être qu’on a eu notre quota de bonheur. Peut-être que l’habitude des temps sombres nous oblige à rejeter cette bénédiction fortuite ? La souffrance comme mode de vie, ou pas, et reprendre la route.

De nouveaux horizons, paraît-il, de nouveaux chemins qui s’ouvrent à moi, parce que j’ai fait ma rentrée dans la grande école de la vie. Il n’y a plus que moi pour me sauver, à supposer que j’en aie seulement besoin, et si mon idylle estudiantine met fin à une aventure qui aura su me plaire, ce ne sont ni la tristesse ni l’amertume qui m’amènent ici.

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If it was up to me, then you would cry tonight. When it’s up to you…

On pourrait se dire je t’aime, se dire qu’on foutra tout en l’air. Se pendre un peu, semer le doute, au fil des routes se vendre au vent, poussière, encore, et hurlements. Gratter la distance pour mieux te voir m’échapper, ruiner un peu ce qu’il me reste. Enfants de la nuit devenus orphelins au lever du jour, parce que ta mélancolie a un goût de paradis, et si je n’ai pas la gueule de l’ange, pas grand-chose à donner en échange, confrontation des lèvres sur note d’éphémère, baiser à l’arrière-goût amer. Parce que ce n’était rien que ça, pas vraiment ce que tu voulais, pas exactement ce que je désirais, on aurait pu tomber amoureux, mais pour cela il faut être deux.

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