April 16, 2008
L'homme de sa vie, et si c'était un cauchemar ?
Début de vacances. Oisiveté. Enfin. Pas totalement. Début assez mouvementé quand même. Trois jours de beuverie avec Cornet… On aura bien rigolé quand même. Faut dire qu’on était bien cuits. Bal à Allanche… Mon p’tit Kévin, fallait que tu découvre ça au moins une fois. C’est assez spécial. Puis ça me surprendra toujours de faire la fête dans cette salle… Bah oui, j’ai quand même commencé à fréquenter cette salle en cours de gym. C’était pas du tout les mêmes activités, évidemment.
De la boisson, beaucoup de boisson. Puis un brin de fumette, l’air de rien, posés tranquille là où, quelques années plus tôt, je découvrais mes premières cigarettes. Le monde a bien changé, mes années d’absence spirituelle me retombent sur le dos quand je vois ce que j’ai loupé. Le décor évolue avec un petit air de c’était mieux avant. J’deviens peut être un vieux con, p’t’être pas. C’est juste plus exactement les mêmes endroits quand je me promène dans l’bled.
J’avais aussi un brin d’espoir… Mais non. C’est en partant, dans un coin, que j’ai aperçu celle que je m’étais mit en tête de séduire en train de s’en donner à coeur joie avec un de mes potes. Tant mieux pour lui, tant pis pour moi ? Je sais pas. Pas vraiment envie d’une relaton, juste, et tant pis si ça dérange, juste envie d’un coup. Puis si sur le moment ça décoit, on oublie vite. Y’a mieux à faire que d’y repenser pendant des plombes.
Le bal est fini, on réinvesti l’endroit. Les cadavres, aussi bien humains que matériels, gisent un peu partout, et nous, on relance la machine. On se fait notre bal, en extérieur, à deux. Remplir la bouteille de coca avec un peu de sky, se poser dehors et refaire le monde. Il faisait beau, même si on est rentré sous la flotte, et dans ma tête, y’avait plus de bien et de mal, juste du calme.
La moralité de tout ça ? Y’en a pas vraiment. Juste, boire un godet sous le soleil, ça fait fuire les soucis. C’est pas l’bonheur, mais c’est pas l’malheur non plus. On se pose et on regarde le ciel, dans la tête, y’a plus rien.
Nous c’qu’on préfère c’est encore et toujours boire.
