June 29, 2008
Nous, nous on se prend, on se prend pour des dieux, l'important c'est d'y croire.
Indicible. Ce mot me revient en boucle dans tout ce que je fais, que je vois, que je vis. Peut être qu’il n’y a plus rien à dire ? Que c’est fini. Que les mots ne viendront plus exactement comme avant ? Ou peut être juste que je m’essoufle un moment pour mieux repartir comme ça m’est déjà arrivé ? Va savoir.
Depuis que les vannes se sont rouvertes, ça coule plus souvent. Tous les jours, ou plutôt, tous les soirs. Alors je laisse couler. Ça fait du bien, peut être un peu de mal. Depuis, je suis dans un état de flottement quasi-permanent. Pas spécialement bien, mais pas spécialement mal. Quand je fais rien je veux dire. C’est plus les mêmes questions, plus les mêmes doutes, plus la même pensée qui me taraude dès que je baisse ma garde. Je vais attendre, prendre du recul et voir à quoi ça me mène. Du bon ou du moins bon, j’en sais rien. Ce genre de phases transitoires me fait peur. Mais bon.
Sinon ça va, ça s’passe. Cette nuit avec eux m’a fait du bien, vachement plaisir, vraiment. Y’avait les gens, manquait plus que l’ambiance. Nan j’veux dire, ok, en discothèque ça manque pas trop l’ambiance. Mais j’ai des envies plus tranquilles ces temps-ci. Moins de bruit, plus de paroles. Un peu plus de mots, un peu moins de basses. Plus de calme, moins de migraines le lendemain. Parce que j’avais envie de tout leur donner, et qu’on ne peut pas tout donner là où l’on ne s’entend pas parler.
(indicible. comprendra qui pourra.)
On a pas la thune, mais l’espoir… Pas le blé mais l’envie. L’important, ami, c’est d’aller jusqu’au bout de la nuit.
