July 9, 2008
Si tu rêve de moi, même si j'n'y arrive pas.
C’est dingue comme il suffit d’être debout en même temps que le soleil pour se sentir mieux. J’ai musicalement et lâchement abandonné Saez, qui me fait penser à quelqu’un, le temps d’une journée, ça fait du bien. Une journée d’ouverture pour servir trois demi-panach’. Youpi hein. M’enfin bon. Y’a des trucs qui s’expliquent pas hein, les gens passent sans s’arrêter, le temps file doucement au rythme des notes et moi, je suis encore là.
Mes vieux rêves d’évasion qui reviennent, un peu plus réalisable cette fois-ci puisque je voudrais juste être avec eux, ceux qui me font exister. C’est pas loin, à peine une heure de bagnole. Mais c’est trop loin pour moi, dommage, ça viendra quand même si tout va bien. La vie se résume à ça : vouloir partir dans un ailleurs plus ou moins loin pour se rendre compte, une fois là bas, qu’on a envie de retourner là où on était juste avant. Sauf que pour moi, c’est plus ça. L’important n’est pas le lieu, avec des gens bien, on peut s’amuser n’importe où. Même ici, même chez moi, faites moi sortir de ma caverne et on trouvera un champ où camper autour d’une musique et quelques bouteilles.
Rien ne remplace une belle bande de potos.
Y’a tellement de choses que j’aimerais et tellement peu de temps pour faire. Dormir à la belle étoile, chanter autour d’un feu, apprendre la guitare, aller m’baigner à la cascade, sodomiser un ornithorynque, faire l’amour à un individu de sexe féminin (et de race humaine tant qu’à faire), aller en boîte, me farcir un p’tit bal et savoir enfin qui de la girafe ou du vélociraptor court le plus vite. Tout ça, je veux le faire avec des gens bien, tout ça, je voudrais le faire avec eux.
Un peu d’éternité, tous ces moments valent de l’or. J’en voudrais encore et encore, tous les jours au petit déjeuner. C’est pour ceux que j’aime, qui font partie de moi, qui me font avancer. Ceux sans qui j’tiendrais toujours pas debout. Si j’étais un moteur, j’pourrais les appeler Diesel.
Même si tu t’en va… tu me retrouvera.