Morceaux de vie, lambeaux de fêtes, bouteilles vides et gueule de bois.

July 28, 2008

Elle est parisienne, elle est pas présentable...

(Écrit samedi dernier. J’hésitais à le publier, et puis finalement, pourquoi pas ?)

Prisonnier dans ma propre liberté, ils y sont tous sauf moi. Je suis là, et je m’emmerde à pas savoir quoi faire de ma peau, à me noyer au milieu des verres de gin, à me perdre dans mes pensées noires. Il n’y a rien à faire, alors va pour ça. Absurdité de croire que ça eu pu être mieux là bas, peut être. Mais là bas, j’aurais pu oublier tout ça, me laisser aller à la musique, à tout et à rien, à tout ce que ça aurait pu offrir.

Et faire l’apologie de tout, de rien, ça ne veut rien dire au fond, alors on s’en tape un peu. Tant qu’on s’amuse, ou qu’on y croit, ou qu’on fait semblant d’y croire, c’est selon et ça n’a pas vraiment d’importance. Tout se résume à ça, des verres et des joints, le mal le lendemain, s’oublier un peu dans la contemplation de je ne sais quelle jeune fille. Après tout, s’il y a vraiment mieux ailleurs, je veux qu’on me le dise, qu’on m’y emmène, que je puisse y goûter plutôt que de mourir de l’intérieur ici, dans l’indifférence générale de mes semblables. Mais je doute qu’il y ai vraiment un mieux, peut être même qu’ailleurs n’existe pas. Il n’existe que dans la tête de ceux qui y sont, l’endroit s’évanouira le lendemain, et le prochain samedi verra naître un autre ailleurs, tellement mieux et tellement plus bien que le précédent. C’est comme ça, on n’y coupe pas.

Je suis un pur produit de consommation parce que je suis pas foutu d’être autre chose. Je vais finir par crever de, je sais pas moi, un coma, un accident de voiture, une bagarre quelconque, ou peut être de vieillesse dans un pavillon avec la femme, les 2,7 gosses et le hamster. J’aurais voulu donner ma vie à quelqu’un, mais personne n’en veut. Pas facile de sauver sa peau, même quand celle-ci ne vaut pas un clou rouillé. J’ai dû me tromper d’époque, pas la bonne génération, pas de conflit, pas de réel moteur pour justifier mes actes, aucun but à atteindre, pas de vraie motivation. “S’en sortir” qu’on m’dit. Sortir de quoi, pour rentrer dans quoi ? Sortir d’une merde pour aller s’enfoncer dans une autre j’imagine, un truc du genre. La merde c’est chiant, c’est gluant, ça pue mais ça tient chaud. Et si on doit passer toute notre vie à sauter de déjections en déjections, autant rester dans celle là maintenant que j’y suis habitué.

Elle est pas jolie, elle est pas moche non plus…

3 months ago - comments

Comments

Archive / RSS / counter / Mécanique par Tumblr / Carrosserie par Flayks